Nous avons beau adopter les principes de gestion du temps les plus efficaces, les outils d’organisation les plus performants, prendre les décisions les plus engageantes, un obstacle se présente régulièrement à nous : la procrastination. Cette tendance à reporter l’accomplissement d’une tâche pourtant importante est un frein terrible à notre productivité et peut avoir un impact délétère sur notre image professionnelle. Cependant, il existe des solutions, des outils et des habitudes qui permettent de lutter contre cette procrastination. En voici quelques-uns.
👉🏻 Tolérer l’inconfort.
La procrastination trouve son origine dans l’inconfort que génère l’accomplissement de certaines tâches, voire l’article de l’université d’Ottawa en lien. Pour lutter contre la procrastination, il s’agit donc d’augmenter notre tolérance à cet inconfort. En l’acceptant et en le surmontant, nous réduirons notre envie de reporter l’action à plus tard.
👉🏻 Identifier sans culpabiliser.
Même si cela nous apparaît comme un secret honteux que nous devons cacher, procrastiner nous arrive à tous. Je ne crois pas avoir déjà rencontré quelqu’un qui soit hermétique à cette tentation ou qui sache y résister à chaque fois qu’elle se présente. Nous y sommes tous soumis. La culpabilisation ne nous sert donc à rien. Elle ne nous empêchera pas d’être tentés une autre fois. Pire, elle ne nous évitera pas de céder encore.
Par contre, identifier les tâches et les circonstances qui nous amènent à l’envie de procrastiner nous permettra d’anticiper, de nous préparer et nous aidera à mettre en place les stratégies qui nous permettront d’éviter de céder. Quand vous êtes tenté et surtout quand vous cédez à l’envie de ne pas accomplir une tâche, notez cette tâche ou les circonstances en question. La prochaine fois que vous identifierez ce risque, vous pourrez vous préparer à l’affronter.
👉🏻 Éliminer des distractions.
Quand nous sommes face à l’envie de procrastiner, tout prétexte est bon : un mail qui vient d’arriver, un échange « Teams » lancé par un collègue, une notification sur notre smartphone et cetera. La moindre sollicitation devient une excuse pour ne pas s’y mettre. Prenons donc le temps de nous protéger en désactivant toutes les sources de dérangement. Nous n’aurons pas à y résister.
👉🏻 Fractionner en micro-tâches.
L’envie de procrastiner peut être liée à l’ampleur d’un travail, au sentiment que cela va nous prendre une très grande quantité de temps, à l’impression que nous n’en viendrons à bout qu’au prix d’un effort important. Fractionner en micro tâche va nous permettre de réduire cette sensation. Nous commencerons par une première micro tâche, puis nous passerons à la seconde, puis à la troisième et ainsi de suite. Le très gros morceau de travail qu’il nous fallait ingurgiter devient ainsi une suite de tranches beaucoup plus fines, beaucoup plus digestes et faciles à intégrer.
👉🏻 Prendre rendez-vous avec soi-même.
Bloquer dans notre agenda, le temps nécessaire à l’accomplissement de ces micro-tâches nous engage vis-à-vis de nous. Cela nous prouve aussi que nous disposons de la ressource nécessaire à l’accomplissement de la tâche en question : du temps. À condition de ne pas le gaspiller et donc de s’y mettre.
La vision de notre agenda et la succession de rendez-vous qui sont inscrits nous rappellent aussi que cette ressource est précieuse et qu’il ne nous faut en faire le meilleur usage possible. Nous voyons donc la procrastination pour sous un autre angle : Une perte de temps importante qui pourra nous freiner dans l’accomplissement d’autres tâches qui, elles, ne nous ennuient pas forcément.
👉🏻 Célébrer ses petites victoires.
À chaque fois que nous réussissons à atteindre notre objectif, à chaque fois que nous terminons une micro-tâche, que nous avançons d’une étape supplémentaire, marquons le coup. Qu’il s’agisse simplement de cocher comme « terminée » une tâche de notre to-do list ou de s’accorder une pause ou encore un café, nos accomplissements méritent d’être célébrés. Il ne s’agit évidemment pas de tirer un feu d’artifice et de pousser des cris de joie, mais simplement d’un moment de satisfaction face au travail accompli. C’est particulièrement vrai quand le travail en question nous invitait à la procrastination.
Célébrer ces petites victoires aura un autre effet : nous associerons aux tâches que nous cherchons à éviter un moment de récompense, d’autosatisfaction. Au bout de quelques succès, les tâches en question nous paraîtront moins ennuyeuses, moins lourdes et nous réduirons notre envie de procrastiner.
👉🏻 La méthode Pomodoro.
Cette méthode particulièrement efficace a déjà été écrite dans ce blog. Elle s’appuie sur les principes qui viennent d’être e décrits. Elle active le circuit de la récompense grâce à une forme d’autocélébration.
👉🏻 Se donner des objectifs quotidiens.
En nous donnant chaque jour des objectifs ambitieux, mais réalistes, nous nous donnons aussi la possibilité d’évaluer objectivement Notre journée. Et de célébrer une nouvelle petite victoire.
Cela nous aide à nous motiver. Cela nous permet aussi, au moment où nous construisons notre plan de journée, d’identifier nos priorités.
👉🏻 S’engager avec les autres.
Même si cela peut paraître parfois difficile, nous pouvons aussi nous appuyer sur les autres, nos collègues, voire notre supérieur hiérarchique. Comment ? Tout simplement en leur demandant un avis sur un travail que nous leur transmettrons à un moment choisi. Nous pouvons ainsi, par exemple, proposer à notre n+1de lui transmettre trois jours avant l’échéance une tâche demandée pour qu’il nous donne son avis et ses éventuelles modifications. Cela présentera plusieurs avantages :
- Nous rassurerons quant au respect du délai.
- Nous valorisons son expertise et ses compétences.
- Et, SURTOUT, nous prenons un engagement avec un tiers qu’il nous faudra dorénavant respecter. Il nous sera donc beaucoup plus difficile de reporter.
Ainsi, si la procrastination est inhérente à la nature humaine, elle n’est pas inéluctable. Nous disposons d’outils et de solution pour lutter contre et rester performant dans notre quotidien professionnel.
Évidemment, cette thématique est abordée dans la formation « Gérer son Temps et ses Priorités ».






